Le projet REISAR, soutenu par France 2030, vise à créer un robot amphibie capable de cartographier les réseaux d’assainissement inaccessibles. Testé sur le site de l’OiEau, il combine motricité innovante, géolocalisation et collecte de données 3D.
L’IoT : un accompagnement à chaque étape du cycle de l’eau
Pourquoi souhaitons-nous capter de la donnée ?
Si les capteurs, puces et compteurs connectés rencontrent un tel succès dans le monde de l’eau, c’est pour trois raisons essentielles : mieux connaitre nos réseaux, suivre ses performances, et améliorer la gestion du système d’eau.
Découvrons comment l’IoT (Internet of Things) nous aide sur ces trois volets, tout au long du cycle de l’eau !
« Les données collectées nous permettent de connaitre nos réseaux, d’optimiser leur maintenance et d’assurer une bonne gestion du patrimoine. »
Quels cas d’usage principaux avez-vous développés pour l’IoT dans le cadre de votre projet de smart city « Sunrise » ?
Nous avons d’abord travaillé à la détection des fuites, grâce à des capteurs transmettant toutes les heures les consommations en eau du
campus.
Nous avons également installé des capteurs de pression et des machines multi-capteurs visant à suivre la qualité de l’eau dans certaines zones du campus.
Enfin, nous avons instrumenté le réseau d’assainissement grâce à des capteurs mesurant les niveaux de l’eau, la turbidité et le débit.
Ville Intelligente : « Voyage au coeur de l’Eau »

En matière d’IoT dans le secteur de l’eau, quels sont les cas d’usage les plus matures, et ceux qui sont encore en phase de développement ?
Globalement, le secteur de l’eau est avancé aujourd’hui sur la partie instrumentation hydraulique.
Les données collectées nous permettent de connaitre nos réseaux, d’optimiser leur maintenance et d’assurer une bonne gestion du patrimoine.
L’efficacité des compteurs pour la détection de fuites n’est plus à démontrer.
Concernant la qualité de l’eau en revanche, les projets d’IoT sont encore expérimentaux.
Les capteurs existants permettent de détecter des anomalies, mais on a encore des difficultés pour identifier précisément la cause des anomalies observées.
Quels sont les chantiers prioritaires à mener pour les prochaines années ?
Les axes de développement pour l’IoT dans le domaine de l’eau sont nombreux.
Je citerai en premier lieu la thématique de la relation avec l’usager, que l’on peut rattacher au champ de la science citoyenne.
L’idée est d’impliquer davantage le citoyen dans la gestion de l’eau : l’usager fait remonter des informations empiriques (baisse de pression, coloration de l’eau, goût particulier, absence d’eau…) à l’aide de son smartphone, et bénéficie en contrepartie de différents services.
Il redevient ainsi acteur de la gestion de l’eau et son analyse vient enrichir et compléter les données transmises par la technologie. L’autre chantier concerne la gestion intégrée de l’eau.
Aujourd’hui, les données sur le système d’eau (sources, milieux aquatiques, systèmes de tacitement, de distribution d’eau, et de collecte des eaux usées et pluviales) font encore l’objet de traitements morcelés.
L’objectif serait de faire converger ces différentes données vers des systèmes d’information intégrés, et d’établir un dialogue plus efficient entre les acteurs du cycle de l’eau.
D’autres challenges nous attendent pour ces prochaines années dans le domaine de l’eau : le développement des « jumeaux numériques » pour aider les acteurs de l’eau à mieux connaître leurs infrastructures et prendre de meilleures décisions, la généralisation de l’open data, pour parvenir à tirer davantage de valeur du croisement des données, et enfin le stockage intelligent de l’eau pluviale pour améliorer les performances.
Polytech Lille
Polytech Lille est la grande école d’ingénieurs publique de l’Université de Lille. Elle est ouverte en formation initiale à un grand nombre de profils (Bacs général et technologique, L2, L3, M1, DUT, CPGE) mais propose également d’autres types de formation, apprentissage et formation continue, qui mènent aux mêmes diplômes.
Chiffres clés
- 8 spécialités habilitées par la Commission des Titres de l’Ingénieur (CTI) et 1 Mastère spécialisé en Génie de l’eau habilité par la Conférence des Grandes Ecoles (CGE).
- 4 formations d’ingénieurs par apprentissage
- 1 400 élèves-ingénieurs et étudiants
- 325 ingénieurs diplômés par an
- 10 636 ingénieurs diplômés depuis 1969
- 150 enseignants et enseignants chercheurs
- 250 intervenants professionnels
- 11 masters Recherche
- 17 laboratoires de recherche partenaires
- 24 000 m² pour les activités de formation et de recherche
Site internet
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