Pitchs JOBA : 5 minutes pour convaincre et donner envie d’aller plus loin

par | 31 Oct 2026

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Pitchs JOBA : 5 minutes pour convaincre et donner envie d’aller plus loin

Sept entreprises, sept problématiques liées à l’eau et un exercice commun : cinq minutes pour présenter une solution et donner envie de poursuivre la discussion.

Le 17 novembre 2026 à Reims, après les 2 tables-rondes de la matinée, la JOBA consacrera une partie de son après-midi à un concours de pitch réunissant BioCapTech, LTF, SEWERIN, Grundfos, Simpliciti, Hydriia et Archymed.

Pitchs JOBA 2026 : 5 minutes pour convaincre et donner envie d’aller plus loin

Lors de la JOBA 2026 à Reims, sept entreprises disposeront de 5 minutes pour présenter leur solution et donner envie aux professionnels de l’eau de poursuivre les échanges.

Cette séquence n’a pas été pensée comme une succession de présentations commerciales indépendantes. Les sept interventions suivent un fil conducteur qui conduit progressivement de la préservation des usages de l’eau à la mise en œuvre d’un plan d’action : préserver, instrumenter, surveiller, fiabiliser les données, piloter, prioriser et agir.

Derrière le format court et le concours, l’objectif reste très concret : permettre aux collectivités, aux exploitants de réseaux et aux industriels présents d’identifier des solutions susceptibles de répondre à leurs enjeux et, surtout, de savoir avec quelles entreprises ils souhaitent poursuivre la discussion.

1. Cinq minutes pour convaincre, pas pour tout expliquer

Présenter une solution pour les réseaux d’eau en cinq minutes impose de faire des choix. Impossible de détailler toutes ses caractéristiques techniques, de présenter l’ensemble d’un catalogue ou de multiplier les études de cas.

C’est précisément le principe retenu pour les pitchs de la JOBA.

Dès les premiers travaux de préparation, le comité de pilotage a fixé une orientation : les pitchs doivent être davantage commerciaux que technologiques. Leur finalité est de présenter une offre suffisamment clairement pour donner envie aux professionnels présents de rencontrer l’entreprise après son passage.

Cette philosophie se retrouve désormais noir sur blanc dans la Grille d’évaluation du jury. Chaque entreprise dispose de cinq minutes pour permettre au public et au jury de comprendre rapidement la solution proposée, les besoins auxquels elle répond et ce qui la différencie.

La première question posée au jury résume d’ailleurs assez bien l’exercice : le pitch donne-t-il envie d’acheter la solution, de prendre rendez-vous avec l’entreprise ou d’en parler à son réseau ? L’évaluation doit également prendre en compte la clarté du message, la valeur apportée au client et la capacité à présenter de manière convaincante les éléments différenciants de l’offre.

Autrement dit, une bonne présentation ne sera pas forcément celle qui aura fourni le plus d’informations techniques. Ce sera celle qui aura réussi, dans un temps très court, à faire comprendre un problème, une réponse et les raisons pour lesquelles cette réponse mérite d’être approfondie.

Le format de préparation proposé aux entreprises suit d’ailleurs cette logique. La trame commune articule problème, solution, différenciation, bénéfices et invitation à poursuivre l’échange, avec une accroche de 30 secondes et une conclusion tout aussi courte.

Le jury reste chargé de désigner le lauréat. Une participation complémentaire du public est également envisagée, par exemple en demandant après chaque intervention si le pitch donnerait envie de prendre rendez-vous ou d’acheter la solution.

Sept pitchs pour passer du terrain à l’action

Les sept sujets retenus couvrent différentes étapes de la gestion de l’eau. La programmation a été organisée de manière à former une progression : partir de la ressource et des usages, rendre les réseaux plus observables, détecter les pertes, exploiter les données puis transformer ces informations en décisions et en actions.

BioCapTech : préserver les usages des plans d’eau

« Cyanobactéries et plantes invasives : préserver les usages de l’eau »

La séquence débutera par la ressource elle-même et les usages qui en dépendent. BioCapTech abordera les proliférations de cyanobactéries et de plantes aquatiques invasives, qui peuvent limiter différents usages d’un plan d’eau. L’entreprise présentera une approche fondée sur l’allélopathie associant diagnostic, traitement ciblé et suivi analytique.

L’objectif est de replacer la problématique dans ses conséquences concrètes pour les gestionnaires : baignade, pêche, loisirs mais aussi captation ou refroidissement industriel peuvent être affectés par ces proliférations.

LTF : produire localement l’énergie nécessaire aux capteurs

« Comment alimenter les capteurs grâce à l’énergie du réseau d’eau ? »

Une fois les usages posés, le deuxième pitch s’intéressera à l’instrumentation. LTF présentera TURBIFLOW EC, une turbine installée dans une conduite en charge qui transforme l’énergie cinétique de l’écoulement en électricité disponible localement.

Le sujet répond à une difficulté opérationnelle : certains points de mesure sont difficiles ou coûteux à raccorder à une alimentation électrique. L’enjeu présenté par LTF sera donc celui de l’autonomie énergétique des capteurs et, plus largement, de la possibilité d’augmenter l’instrumentation d’un réseau.

SEWERIN : détecter les fuites avec moins d’impact

« Détection de fuites : faire mieux avec moins d’impact environnemental »

Avec SEWERIN, la séquence se poursuivra sur la surveillance des réseaux et la recherche de fuites. Le pitch sera consacré au SePem 900 et s’articulera autour de trois notions : sensibilité, durabilité et autonomie.

L’approche consiste à ne pas considérer uniquement l’eau préservée grâce à la détection des fuites, mais également les moyens nécessaires à la surveillance : équipements déployés, durée d’utilisation, autonomie et interventions de maintenance.

Grundfos : s’appuyer sur la donnée pour sécuriser les réseaux

« Réseaux d’eaux : sécurisez-les grâce à la puissance de la donnée »

La digitalisation des services d’eau produit de nouvelles possibilités de supervision et d’analyse. Le pitch de Grundfos s’intéressera à cette donnée et à son rôle dans le fonctionnement du réseau à travers Grundfos Connect Network Analytics. La version la plus récente du guide fait évoluer le premier angle envisagé autour de la seule cybersécurité vers une approche plus large associant collecte, surveillance et analyse des données du petit cycle de l’eau.

Le propos doit notamment montrer comment une donnée exploitable contribue à mieux comprendre le fonctionnement du réseau et à éclairer les décisions des gestionnaires.

Simpliciti : transformer la donnée en décisions terrain

« De la donnée à l’action : simplifier le pilotage des réseaux d’eau »

Collecter des données est une étape. Les transformer en décisions utiles en est une autre. Simpliciti présentera son approche associant capteurs IoT, logiciels et expertise métier pour surveiller les réseaux, exploiter les informations disponibles et prioriser les interventions.

Son pitch se construira ainsi autour d’une question très opérationnelle : comment passer de la donnée brute à une action concrète sur le terrain ?

Hydriia : utiliser l’IA pour déterminer où agir en priorité

« Hydriia : le cerveau numérique qui priorise l’action sur les réseaux d’eau »

Hydriia prolongera cette logique de pilotage en se concentrant sur la priorisation. Sa proposition consiste à exploiter les données déjà présentes dans les systèmes d’information des réseaux, en combinant jumeau numérique et intelligence artificielle pour détecter des anomalies, analyser les risques et cibler les interventions.

Un des éléments mis en avant est justement l’utilisation des données existantes sans imposer systématiquement l’installation de nouveaux équipements IoT. Le pitch cherchera ainsi à montrer comment passer d’une masse d’informations disponibles à une lecture plus opérationnelle du réseau.

Archymed : passer de l’analyse au plan d’action

« Risque hydrique : il est urgent de passer à l’action dès cet hiver »

Dernière étape du parcours : l’action. Archymed s’adressera plus particulièrement aux industriels confrontés au risque de restriction et à la nécessité d’anticiper leurs consommations d’eau.

L’entreprise présentera son approche autour du Plan de Sobriété Hydrique et d’un water manager mutualisé. L’objectif annoncé est d’accompagner les industriels pour mesurer leurs consommations, les prioriser et déployer des actions de réduction sans compromettre la continuité opérationnelle.

Ce dernier pitch viendra ainsi refermer le fil conducteur de la séquence : après avoir observé la ressource et le réseau, collecté et exploité les données puis identifié les priorités, reste à transformer le diagnostic en décisions opérationnelles.

Un trophée JOBA à la clé, mais surtout des rencontres

Il y aura bien un gagnant.

La remise d’un seul trophée JOBA est prévu à l’issue des présentations. La Maison de Champagne Castelnau offre également au lauréat une bouteille de champagne et un bouchon verseur.

Mais réduire les pitchs à la seule compétition passerait à côté de leur principale raison d’être.

La JOBA a été conçue pour connecter collectivités, industriels et acteurs de la filière eau, partager des réponses concrètes aux enjeux hydriques et accélérer les collaborations et les opportunités professionnelles. Le concours de pitch s’inscrit dans ce programme aux côtés des tables rondes, des rencontres d’affaires et des temps de networking.

Pour les sept entreprises présentes, les cinq minutes sur scène constituent donc moins une fin qu’un point de départ.

La meilleure conclusion pour un pitch ne sera peut-être pas le dernier slide de la présentation. Ce sera la discussion engagée quelques minutes plus tard avec une collectivité confrontée aux cyanobactéries, un exploitant souhaitant mieux instrumenter son réseau, un service d’eau travaillant sur ses fuites ou ses données, ou encore un industriel qui doit structurer son plan de sobriété hydrique.

C’est précisément ce qui donnera tout son sens à l’exercice : être suffisamment clair et convaincant en cinq minutes pour donner envie d’aller plus loin.

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Acteurs cités dans cet article

SEWERIN

Présentation de la société SEWERIN : concepteur, fabricant et distributeur de matériels pour la détection de fuites, la localisation et l’analyse de biogaz. Découvrir

Pôle Aquanova

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