Des plateformes d’échange pour mieux partager les données

21 Juin, 2021
Par Laurence de Monreseaudeau.fr
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Des plateformes d’échange pour mieux partager les données

Depuis l’application de la loi pour une République numérique, en 2018, les collectivités de plus de 3500 habitants sont tenues d’ouvrir leurs données.

Cette loi, en introduisant l’open data par défaut, contribue à renforcer les dynamiques publiques/ privées/communs au sein des territoires. Elle place ainsi la donnée au cœur de la collaboration entre les différents types d’acteurs qui les composent.

Aussi, le partage des données à grande échelle nécessitera la création de plateformes d’échange qui seront à disposition des différents acteurs du milieu.

« Les PLATEFORMES D’ÉCHANGE seront le lieu consacré au partage de la donnée »

Lydia PROUVÉ

Chargée de projets politique territoriale, Agence de l’Eau Seine Normandie

Comment améliorer le partage des données à l’échelle d’un territoire dans les années à venir ?

Dans le cadre d’établissement de stratégies et de leur suivi à des échelles cohérentes pour la gestion de l’eau, le partage de la donnée devra passer par la mise en place de plateformes d’échange.

Différents acteurs pourront ainsi mettre leurs données à disposition, dans l’objectif de les faire « parler », répondre à un besoin de visualisation des enjeux et aider à la décision.

La construction de ces plateformes devra se faire de manière collaborative, afin que chacun des acteurs puisse y trouver un intérêt. Il est très important de retenir que la donnée n’a d’intérêt que si elle est partagée, non seulement dans son utilisation, mais aussi dans sa construction.

 

A quel(s) niveau(x) ces plateformes d’échange pourront-elles être mises en place ?

Le premier niveau possible est celui de la protection de la ressource. Dans ce cas, c’est un opérateur – le plus souvent la collectivité qui distribue l’eau – qui met en place la plateforme et définit les bons partenaires.

L’autre niveau est celui des acteurs gémapiens, qui possèdent, de par les lois MAPTAM et NOTRe, la compétence en Gestion des Milieux Aquatique et Prévention des Inondations et qui ont pour mission d’entretenir, de restaurer et préserver les cours d’eau. Pour ces acteurs, une plateforme de donnée serait très utile pour visualiser l’aménagement existant sur les cours d’eau, mais aussi les secteurs qui doivent être préservés. Les zones naturelles d’expansion de crue, par exemple, sont un enjeu majeur pour protéger la biodiversité des milieux aquatiques. Pour protéger ces zones, et en trouver de nouvelles, la donnée spatiale est cruciale : quelles parcelles sont concernées ? Quels sont les aménagements existants ? Comment les aménage-t-on pour permettre ces débordements en limitant au maximum les risques ?

En partageant leurs données, tous les acteurs concernés – acteurs gémapiens mais aussi acteurs de l’aménagement (services urbanistes, EPCI, services de l’Etat qui donnent des autorisations Loi sur l’eau…) – pourraient ainsi partager leurs connaissances, coordonner leurs efforts et définir ensemble les meilleures stratégies pour protéger et restaurer les rivières.

Un troisième niveau possible pour ces plateformes d’échange serait celui des SAGE (Schéma d’aménagement de gestion des eaux), qui ont un certain nombre d’objectifs relatifs à la protection des milieux, les suppressions d’ouvrages ou encore les zones désimperméabilisées.

Ici, une plateforme de données pourrait permettre de suivre les avancements – par exemple le suivi de la désimperméabilisation – afin de présenter la vision la plus complète possible et de distiller les informations auprès des collectivités qui en ont besoin.

Présentation Agence de l’Eau Seine Normandie

Les Agences de l’eau sont des établissements publics administratifs placés sous la tutelle du Ministère chargé de l’environnement.

La mission des Agences de l’eau est de faciliter les diverses actions d’intérêt commun dans chaque bassin hydrographique (au nombre de 6 en France), telle que la préservation et l’amélioration de la ressource en eau, la lutte contre la pollution et la connaissance du milieu.

A cette fin, elles établissent et perçoivent des redevances pour les prélèvements d’eau et pour la détérioration de la qualité des milieux qu’elles redistribuent par l’attribution de subventions ou d’avances remboursables (aux collectivités locales, aux industriels et aux agriculteurs) pour l’exécution de travaux d’intérêt commun

Chiffres clés
  • 95000 km² (18 % du territoire national), 7 régions (certaines partiellement), 28 départements (dont 9 partiellement), 8664 communes, 18 millions d’habitants (30 % de la population nationale) ;
  • 55000 km de cours d’eau, 780 km de fleuve (la Seine), une dizaine de nappes d’eau souterraine importantes, 640 km de littoral en Normandie ;
  • 40 % de l’industrie nationale, 1/4 de la marge économique générée par l’agriculture nationale, 22 % de la production conchylicole nationale
Site internet

www.eau-seine-normandie.fr

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