Le projet REISAR, soutenu par France 2030, vise à créer un robot amphibie capable de cartographier les réseaux d’assainissement inaccessibles. Testé sur le site de l’OiEau, il combine motricité innovante, géolocalisation et collecte de données 3D.
Quelle place pour les eaux usées et les eaux pluviales dans la transition écologique ? Une matinée pour en débattre avec les Canalisateurs
La gestion des eaux usées et pluviales est un enjeu majeur pour la transition écologique.
Souvent considérées comme secondaires face à l’eau potable, ces ressources jouent pourtant un rôle clé dans la préservation des milieux aquatiques et la lutte contre le changement climatique.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau du 22 mars, le syndicat Les Canalisateurs organise la 4e édition de la Matinée de l’eau pour aborder ces problématiques, à différentes dates selon les régions. Retour sur les défis et opportunités soulevés lors de cet événement national.

Une meilleure connaissance des réseaux pour une gestion optimisée
Le patrimoine des réseaux d’assainissement en France est vaste mais encore mal connu. On estime que le réseau d’eaux usées représente une valeur de 124,7 milliards d’euros, avec un besoin de renouvellement annuel entre 1,6 et 2,1 milliards d’euros. Pour les eaux pluviales, l’enjeu est également important : leur réseau est évalué entre 30,5 et 41,9 milliards d’euros. Pourtant, les outils de suivi et de gestion sont bien moins développés que pour l’eau potable.
L’événement organisé par Les Canalisateurs met en lumière la nécessité d’améliorer la connaissance et le suivi des infrastructures, notamment à travers une cartographie plus précise et un diagnostic des réseaux unitaires et séparatifs. Une meilleure gestion de ces infrastructures permettrait d’optimiser leur entretien et de réduire les risques de pollution et d’inondations.
Pour aller plus loin :
➡️ 35 chiffres clés sur les eaux usées et pluviales en France
➡️ Le marché de l’eau et de l’assainissement en France
Des financements insuffisants pour répondre aux défis
Si l’assainissement collectif repose sur des redevances payées par les usagers, la gestion des eaux pluviales est à la charge des collectivités, sans financement dédié. Une taxe pour la gestion des eaux pluviales a été instaurée en 2011 avant d’être supprimée en 2015, faute d’une application efficace.
Malgré une augmentation des financements des Agences de l’eau pour les eaux pluviales – passant de 16 millions d’euros en 2019 à 119 millions d’euros en 2024 –, les moyens restent insuffisants pour couvrir les besoins en rénovation des infrastructures. Les débats de la Matinée de l’eau 2025 aborderont ces enjeux cruciaux afin d’explorer des solutions viables pour un financement pérenne.
Adapter les infrastructures aux défis climatiques
Avec des épisodes pluvieux de plus en plus intenses, la gestion des eaux pluviales devient un enjeu de résilience urbaine. La mise en séparatif des réseaux, la création de bassins de rétention et l’intégration de solutions fondées sur la nature (zones d’infiltration, noues végétalisées) sont des pistes explorées.
Les professionnels présents lors de l’événement discuteront des compétences nécessaires pour adapter les infrastructures, notamment au travers des missions GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations) et GEPU (Gestion des Eaux Pluviales Urbaines). Ces réflexions sont essentielles pour éviter les inondations, préserver les ressources et renforcer la résilience des territoires face au changement climatique.
Pour aller plus loin :
➡️ Synthèse sur la valorisation des eaux pluviales
➡️ Les solutions pour la valorisation des eaux pluviales
➡️ Maintenance des réseaux d’eau et d’assainissement
La Matinée de l’eau 2025 : un rendez-vous national pour structurer les réponses
Organisée dans 16 régions de France par Les Canalisateurs, la Matinée de l’eau 2025 est une occasion unique de rassembler l’ensemble des acteurs concernés par la gestion des eaux usées et pluviales. Ce rendez-vous vise à partager les bonnes pratiques, identifier les défis et proposer des solutions adaptées aux enjeux climatiques et économiques.
L’événement s’articule autour de tables rondes et d’échanges entre experts du secteur : entreprises de canalisations, collectivités, maîtres d’ouvrage, bureaux d’études et institutions. Parmi les sujets abordés : l’évolution des réglementations, la mise en séparatif des réseaux, les financements, ainsi que le rôle des nouvelles technologies dans la surveillance et la gestion des infrastructures.
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