Un réseau d’eau potable est constitué d’un maillage de conduites. Certaines portions sont situées en bout du réseau et forment ce que l’on appelle communément une antenne de réseau.

Le réseau étant sous pression, l’eau potable peut s’y trouver et y stagner facilitant l’éventuelle migration d’éléments provenant de la canalisation, notamment le chlorure de vinyle monomère (CVM), si celle-ci est faite en PVC datant entre 1960 et 1980.

 

Qu’est-ce que le CVM et pourquoi c’est dangereux

Le CVM est un produit chimique purement synthétique, un gaz organique, incolore à température ambiante. C’est un composé très volatil et faiblement soluble dans l’eau. Il n’existe aucune source naturelle de ce composé. Au niveau de la ressource en eau, la présence du CVM est principalement due à des pollutions industrielles ou accidentelles :

  • émissions gazeuses ou liquides des unités de production de matériaux en polychlorure de vinyle (PVC) ;
  • produit de dégradation du trichloroéthylène et du tétrachloroéthylène, éventuellement présents dans les eaux souterraines (pollution) ;
  • percolation des eaux de pluie à travers un centre d’enfouissement technique de déchets.

Au niveau des réseaux de distribution d’eau potable, la présence de CVM peut provenir soit d’une contamination de la ressource en eau, soit d’une migration dans l’eau à partir de certaines conduites en PVC. En effet, la fabrication du PVC repose sur la polymérisation du CVM.

Une étape de stripping permet de réduire la teneur en CVM résiduel à des concentrations inférieures à 1 ppm dans le PVC fabriqué. Cette étape a été progressivement introduite dans le process de fabrication. Les matériaux en PVC antérieurs à 1980 peuvent donc avoir potentiellement une teneur en CVM résiduel beaucoup plus élevée, et sont ainsi les seuls à pouvoir induire une migration de CVM dans l’eau.

En France, l’analyse du chlorure de vinyle monomère (CVM) dans l’eau du robinet, sur le réseau de distribution, est systématique depuis 2007. La limite de qualité pour l’eau du robinet est fixée à 0,5 µg/L, en application de la directive européenne 98/83/CE relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine.

Cependant, cette directive européenne n’oblige pas à mesurer la concentration en CVM dans l’eau du robinet. Avec l’Arrêté du 11 janvier 2007 relatif au programme de prélèvements et d’analyses du contrôle sanitaire pour les eaux fournies par un réseau de distribution, la France a mis en place une règlementation plus exigeante que la réglementation européenne et rendu obligatoire l’analyse du CVM dans le contrôle sanitaire de l’eau.

S’évaporant lorsqu’il se trouve près d’une surface et avec une faible solubilité dans l’eau, le CVM, dans un état inchangé (non altéré), est une substance cancérigène pour l’homme, d’où la réglementation et les contrôles en vigueur à ce jour.

 

Téléchargez la circulaire de la Direction générale de la santé datant de 2012

Instruction et modalités de repérage des canalisations en PVC susceptibles de contenir du CVM résiduel risquant de migrer vers l’eau potable, ainsi que les modalités de gestion des risques sanitaires en cas de dépassement de la limite.

Où trouve-t’on le CVM sur les réseaux d’eau pour quelles préconisations ?

Les conduites en PVC fabriquée à partir de la fin des années 50 étaient généralement jointes par de la colle. Le CVM est potentiellement libéré par la colle PVC soumise à une mauvaise polymérisation dans les tuyaux construits entre 1960 et 1980.

Les estimations du linéaire de canalisations en PVC en France diffèrent selon les données disponibles et la littérature, il n’est donc pas réellement possible de chiffrer précisément ce linéaire. Les canalisations en PVC posées avant 1980 (ou à une date inconnue) s’étendraient sur une distance comprise entre 50 000 km (estimation des plasturgistes fabricants) et 340 000 km (extrapolation à la France entière à partir des données patrimoniales fournies par les principaux délégataires du service public de l’eau).

L’eau qui s’écoule dans les nouvelles canalisations en PVC ne contient habituellement que de très faibles quantités de chlorure de vinyle et n’est pas reconnu comme présentant un risque.

Dans un premier temps, il est requis aux collectivités d’identifier les zones de de distribution où des tronçons de canalisations sont susceptibles de contenir du CVM résiduel qui risque de migrer vers l’Eau Potable (canalisations en PVC antérieures à1980 et temps de séjours de l’eau supérieur à 2 jours).

Dans le cas où la contamination de l’eau provient d’une canalisation ancienne en PVC, la mise en place de purges dans les secteurs du réseau concernés peut être une des mesures correctives à court terme. 

Les préconisations à plus long terme sont de tuber la canalisation, mailler le réseau ou bien de remplacer cette dernière.

 

CLEAN : une solution connectée pour préserver l’eau

Pour répondre à cette problématique, la société Sainte-Lizaigne, reconnue pour son savoir-faire dans la conception et la fabrication d’équipements de branchements d’eau potable, a développé un système capable de gérer automatiquement la purge de réseau : la solution CLEAN de la gamme WAYVE.

Elle en parle d’ailleurs dans notre livre blanc sur les objets connectés dans le monde de l’eau.

Composée d’une box, d’une application et d’une plateforme web, CLEAN est une solution autonome et automatique pour préserver la qualité de l’eau.

 

 

Simplicité opérationnelle

L’exploitant paramètre très simplement une programmation avec l’application smartphone (débit, volume, date et plage horaire personnalisés) et le système fonctionne en autonomie. Auparavant réalisée de façon manuelle par les agents d’exploitation, la purge de réseau mobilisait des ressources quotidiennement. Aujourd’hui, en étant connectée, elle permet de réduire les déplacements et optimise les couts d’exploitation. L’agent peut intervenir sur d’autres missions d’exploitation.

Quant à la surveillance du système, l’application renseigne sur l’historique des purges et les éventuelles notifications. Elle permet aussi de piloter la vanne en local.

Si le réseau est équipé de plusieurs box et pour superviser le parc à distance, la plateforme web est l’outil indispensable : il permet d’analyser les données remontées, les notifications, de commander les vannes à distance (ouverture, fermeture, activer une programmation) et de les géolocaliser.

 

Efficacité prouvée sur le terrain

Plusieurs exploitants de réseau ont déjà intégré cette solution. C’est le cas notamment d’un syndicat des eaux (gestionnaire public du 50) qui a vu en moins d’un mois son taux de CVM baissé de 4,85µg/L à 0,5µg/L.

C’est aussi une solution clé en main pour renouveler automatiquement l’eau en cas de problèmes, de réseaux à faible circulation d’eau, de circuits fermés.

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